J’achète les verbes, pas les noms!

Billet percutant (fidèle à ses habitudes d’écriture) de Bruno Devauchelle, qui titre : «Une tablette n’a jamais révolutionné l’enseignement… pas plus qu’un TBI». L’auteur dénonce cette hyper-commercialisation des nouveautés technologiques présentées en grandes pompes de marketing et qui promettent, à chacun son tour, de révolutionner l’éducation. Je ne pouvais laisser  ceci sans y ajouter mon 2 cennes ;-)

Je m’inscris au camp de ceux qui dénoncent les affirmations à relents mercantiles voulant que telle ou telle nouveauté, la tablette dans ce cas-ci, va « révolutionner l’éducation ». Toutefois, je reste confiant que ces outils, qui permettent aujourd’hui des possibilités pédagogiques jusque-là ralenties par diverses contraintes physiques, techniques, logistiques, eh bien, ces outils peuvent contribuer, un peu comme un agent réactif en chimie, à cette essentielle introspection pédagogique chez l’enseignant :

- courage d’exploiter autrement,

- motivation accrue à le faire,

- démarche réflexive sur les finalités de son enseignement,

- son questionnement,

- ses approches en évaluation des apprentissages,

- sortir de son isolement professionnel par l’édification de son réseau d’apprentissage professionnel (facilité justement par les fonctionnalités conviviales d’accès et de réseautage de ces outils, la tablette notamment)

- l’effet de contagion au sein d’un établissement qui, sous le leadership de la direction, cherchera à mettre en place les conditions pour une réelle transformation pédagogique. Sans compter les nouvelles possibilités de communication avec les parents et autres partenaires.

Je le maintiens depuis le début : quand on parle de technopédagogie, on parle de pédagogie tout court! Monsieur Devauchelle a bien raison de dénoncer « les zélateurs de ces outils, dont un bon nombre ne connaissent pas grand chose ni à la pédagogie ni à ces technologies et encore moins à leur histoire et leur épistémologie ». J’ai parcouru bien des Salons des exposants où c’était le cas (pas tous les intervenants, mais une majorité en tout cas). On en sort en *soupirant* et en espérant que le bon jugement de l’éducateur-acheteur saura le guider vers de bons choix.

Je persiste à croire que ces outils de plus en plus performants PEUVENT agir en effet de levier; un levier caractérisé par la pertinence pédagogique, par une image claire et acceptée des objectifs de formation (mis à jour pour le contexte du monde dans lequel on vit et qui change rapidement), par des actions qui, en priorité, placent les apprenants au centre de l’activité, qui les engagent, les motivent à questionner, créer, discerner, proposer, communiquer, s’auto-évaluer, apprécier, écouter, respecter, innover…

Bref, comme le dit Prensky, moi j’achète les verbes, pas les noms.

Crédit pour la photo (sous licence d’attribution Creative Commons)

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