Les conditions parfaites pour la transformation en éducation

(Crédits photo : David Wallace, via photopin.com, licence d’attribution Creative Commons)

D’autres l’ont dit avant moi : nous vivons des moments excitants en éducation!

Les dernières années, riches en développements pas juste technologiques, font en sorte que l’éducation telle que nous l’avons connue (subie) est assaillie de toute part par un mouvement de transformation — je n’ai pas écrit ‘renouvellement’– qui approche de plus en plus de son point de bascule (tipping point). Certes, la technopédagogie apporte son lot de possibilités mais ce n’est pas juste, vraiment pas juste cela. Voir le changement en éducation par la dotation complète des classes en TBI, portables, espaces numériques et sondes numériques serait, à mon avis, un regard très myopique de la situation.

Ce matin, je croise cette vidéo de 5 minutes produite à Melbourne en Australie, où Mark Treadwell nous présente ce qu’il appelle le ‘perfect storm‘ en éducation.

Je retiens les trois conditions à l’intersection de cette tempête du siècle :

  1. Les nouvelles technologies et le transfert à l’internet;
  2. Ce que nous connaissons aujourd’hui du fonctionnement du cerveau humain, les neurosciences… i.e. comment on apprend;
  3. Cette capacité qu’on les jeunes de ‘construire leur créativité’ : apprendre, faire de la recherche, leur processus d’enquête, co-construire leurs connaissances, dégager une compréhension sur un sujet et en faire quelque chose de créatif…

Il devient ÉVIDENT que le rôle de l’enseignant change dans cette perspective. Je partage néanmoins le bémol qu’apporte David Truss quand Treadwell parle de rendre chaque enseignant imputable (accountable) : chaque enseignant doit plutôt être responsable. La nuance est fondamentale : être redevable à quelqu’un, à un système, à un employeur a quelque chose de ‘contrôlant’ et teinté en quelque part d’un manque de confiance. C’est ma perception. Mais être responsable est tout autant un appel au professionnalisme sans cesse renouvelé chez l’enseignant qui se prend en charge, qui partage et qui intervient dans un milieu imprégné de confiance et d’esprit d’innovation, pour l’amour des jeunes. Être redevable envers soi-même, au fond.

David Truss le dit éloquemment :

We need to be unified and collaborative.

Not unions, but professional organizations.

Not corporations, but community leaders.

Not top-down, but shared leadership.

Not teachers, but co-learners.

Not standardization, but a process of inquiry.

Je l’ai toujours dit : avec la liberté vient la responsabilité.

Oui, ce sont des temps excitants pour être en éducation.

***********

Miss à jour 31 juillet, 15h25 : Et vous croyez que ces quelques lignes sont trop floues ou utopiques? Eh bien, deux vidéos pour illustrer le propos de ce billet…

D’abord, David Truss vient de m’envoyer ce lien. Un pur délice technopédagogique (et pédagogique)!

Et cette vidéo de Chris Kennedy au TEDxUBC, qui décrit l’expérience des élèves-journalistes pour les Jeux Olympiques et paralympiques de Vancouver 2010.

Ça me rappelle encore la citation de Charles Hadjile succès d’une innovation se mesure à celui des élèves.

Point.

Voilà pourquoi nous sommes en éducation.

2 thoughts on “Les conditions parfaites pour la transformation en éducation

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