Dépolarisons le débat!

J’ai aimé la réaction de Mario Asselin face aux questions posées dans le cadre du débat «Enseignement vs Apprentissage » dont un volet est affiché dans le Café pédagogique.

Les questions :

En matière de pédagogie, faut-il croire à la supériorité d’une approche sur une autre «dans l’absolu» ?
Est-il naïf de croire que la réforme actuellement en cours au Québec en Éducation (note de Ze cool : et aussi au Nouveau-Brunswick francophone) permet une coexistence pacifique des approches et des différentes techniques ?
Est-il possible de démontrer scientifiquement qu’une méthode pédagogique est supérieure à d’autres ?

Ses réponses :

– En matière de pédagogie, faut-il croire à la supériorité d’une approche sur une autre «dans l’absolu» ? Non dans l’absolu; Oui pour un type d’apprenants en particulier.
– Est-il naïf de croire que la réforme actuellement en cours au Québec en Éducation permet une coexistence pacifique des approches et des différentes techniques ? Non; ce n’est pas faire preuve de naïveté que de le croire. Plusieurs approches peuvent aisément coexister SI ON S’EN DONNE VRAIMENT LA PEINE, en terme d’ouverture d’esprit et de formation continue…
– Est-il possible de démontrer scientifiquement qu’une méthode pédagogique est supérieure à d’autres ?Probablement dans un contexte donné, pour un groupe d’apprenants donné, sur une durée de temps donnée, en tenant compte d’un type d’enseignant donné; tellement « donné » que la question deviendra alors : «Pourra-t-on utiliser les résultats de cette [potentielle] étude pour tirer des conclusions générales sur la supériorité d’une approche sur une autre «dans l’absolu» ? Non dans l’absolu; Oui pour un type d’apprenant en particulier…

Comme je l’ai toujours dit : le renouvellement de l’école passe par une introspection personnelle par tous ses acteurs du référentiel pédagogique à retenir et d’une méga-boîte d’outils à se doter, selon la tâche, l’apprenant, la situation, le besoin. Un peu comme le faux débat qu’on a connu ici au NB : dans nos programmes d’études, faut-il appeler ça un objectif ou un résultat d’apprentissage? Comme y disiont à Memramcook : «Whatever»! C’est le libellé qui compte, articulé en termes de ce que l’élève apprend et non ce que le prof a enseigné. Au fond, Mario a raison; tout est dans l’ouverture d’esprit et dans l’accompagnement professionnel.

Bon mardi!

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