Démystifier, démystifier, démystifier!

Dans son billet intitulé Le clivage technologique, François G. commente sur l’écart entre ceux (profs comme élèves) qui tiquent (lire TICquent) et ceux qui s’en méfient (crainte du trou noir technologique). En même temps, je lis ce billet de Will R., To Blog or Not to Blog, qui émet (un peu) les mêmes doutes… Hummmm…

Je réagis en me référant à mon expérience personnelle : l’ordi (et par la suite les applications, les blogues, etc.) est loin d’être une chose innée chez moi. Je suis, comme le dit Marc Prensky, un immigrant digital (qui trahit mon âge), et non un indigène digital (traduction libre). Merde, je tape à trois doigts, je connais peu le HTML, encore moins le XML, etc. Je ne suis PAS un bolé en informatique, point! D’autres sont bien plus compétents que moi. Mais pourtant, je m’en fous car je me suis approprié des TIC comme un belle grosse boîte à outils pour faire ce que j’ai à faire : COMMUNIQUER. Communiquer avec mes collègues, ma famille, mes partenaires en éducation (écoles, districts, fournisseurs, etc.). J’ai choisi d’être un « sans papier » : mes archives sont électroniques, grâce aux espaces sur les serveurs de mon employeur, à moi de les organiser, tout comme je devais le faire avec un classeur en métal.

C’est bien cette démystification qu’il faut faire auprès des sceptiques, car ils devront s’approprier des bienfaits avant de décider d’adhérer; faut pas forcer (ou garrocher comme on dit chenous) mais accompagner et appuyer afin qu’ils prennent leur envol. De toute façon, quand on regarde de quelles façons fonctionnent les applications d’aujourd’hui, comparativement à il y a quelques années seulement, je suis toujours impressionné par l’intuitiveté et la convivialité des fonctions : pas besoin d’être programmeur ou dans le secret des dieux informatiques pour savoir comment faire rouler une application qui se respecte, et qui respecte sa clientèle.

Ceux qui y baignent dedans aujourd’hui ont presque comme une obligation non-dite d’être en veille technologique et pédagogique afin d’être capables de répondre à la question du collègue qui se demande s’il doit faire le saut : TIC ou pas TIC? Quand ils verront à quel point la question est plutôt reliée à la conception de l’apprentissage et de l’actualisation du référentiel de l’enseignement (qui est une « profession » et non une « technique »), ce sera déjà un pas immense de franchi.

Publicités

One Comment

  1. Et Prensky qui concluait en disant : »So if Digital Immigrant educators really want to reach Digital Natives – i.e. all their students – they will have to change. It’s high time for them to stop their grousing, and as the Nike motto of the Digital Native generation says, “Just do it!” They will succeed in the long run – and their successes will come that much sooner if their administrators support them. »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s