L’enseignant apprenant

La présentation de Will Richardson continue de faire des vagues. Les participants à la conférence continuent les discussions via le site Moodle mis sur pied ici. Je retiens notamment les commentaires de Bill Kerr qui, en passant, remets souvent en question la théorie du connectivisme de Seimens. Voici ce qu’il dit à propos du rôle de l’enseignant :

« The main conclusion from Will’s presentation seemed to be:
To be a good teacher you need to be a good learner.


Will also mentioned that good teachers are transparent, flexible, open to new ideas from left field (not linear but random), mentors, available 24/7 and build community.

None of this is new. Good teachers have always done these things. It’s not something new in a qualitative sense that has arisen out of the read/write web. I think Will might agree that good teacher as learner is not new because he used the phrase, « Dewey reborn » (but Dewey never died).

Admittedly, it has become far easier for good teachers who have gone digital to meet other good teachers around the world, learn from each other and be nurtured by this process. It is encouraging, makes us bolder and more confident, more likely to emerge from our niches and challenge the practices of the mainstream.

This is all great stuff but I don’t see how it amounts to a new learning theory. For me a new learning theory would provide new insights into how we engage with and manipulate knowledge in a qualitatively different sense. If Will was claiming to do that in his talk then I missed it. »

Hummmm, très intéressant! Il n’a pas tort, selon moi. Je crois que le fait d’enseigner dans un environnement techno-pédagogiquement relevé (enseignant en ligne, enseignant avec une classe d’un projet de portables 1:1, enseignant qui intègre les TIC, etc.) ne fait qu’AMPLIFIER la situation. Aussi, il est évidemment plus facile de sortir d’une sorte d’isolement professionnel qui « paralyse » un peu trop la profession. Mais tout ceci est aussi possible pour un enseignant dit en situation « traditionnelle » et qui veut actualiser son référentiel pédagogique. On enseigne pas juste ce qu’on sait, mais surtout QUI l’on est.

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One Comment

  1. Fondamentalement, le débat repose sur la spécificité du connectivisme en tant que théorie éducationnelle. Qu’est-ce qui fait qu’il est différent des autres théories?Cette spécificité existe bien, selon moi, et c’est pourquoi je crois que Kerr fait fausse route. J’en parle plus longuement dans ce billet:http://www.opossum.ca/guitef/archives/003546.htmlEn gros, la particularité des nouvelles technologies et des réseaux sociaux est le fait qu’elles allègent la cognition du fardeau de la mémorisation, accordant ainsi plus d’espace et de temps cérébral à la réflexion et à l’action. À ce que je sache, aucune autre théorie ne permet cette caractéristique.Ce n’est qu’une hypothèse, bien sûr.P.-S. Je suis content de voir que je peux enfin publier des commentaires sur ton blogue. Ton point de vue est toujours intéressant. J’avais essayé auparavant, mais je m’étais heurté à la barrière de l’inscription.

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