Connectivisme : théorie ou pas?

En guide de rappel : Le débat oppose, dans le coin droit, George Seimens, auteur-concepteur du connectivisme et dans le coin gauche, Bill Kerr, un australien qui dit que George fait fausse route.

Je reprends ici un commentaire de François laissé sur mon billet de l’autre jour :

« Fondamentalement, le débat repose sur la spécificité du connectivisme en tant que théorie éducationnelle. Qu’est-ce qui fait qu’il est différent des autres théories?

Cette spécificité existe bien, selon moi, et c’est pourquoi je crois que Kerr fait fausse route. J’en parle plus longuement dans ce billet. En gros, la particularité des nouvelles technologies et des réseaux sociaux est le fait qu’elles allègent la cognition du fardeau de la mémorisation, accordant ainsi plus d’espace et de temps cérébral à la réflexion et à l’action. À ce que je sache, aucune autre théorie ne permet cette caractéristique.

Ce n’est qu’une hypothèse, bien sûr. »

Hummmm, les TIC qui allègent la cognition du fardeau de la mémorisation, accordant ainsi plus d’espace et de temps cérébral à la réflexion et à l’action. Ah hah! Familiprix!!! Tu as mis le doigt (souris) en plein dessus, cher François.

Ce matin, je lis, cette réplique de George, qui ne va pas du dos de la cueillère. Et vlan! mon Bill…

« Hi Bill – Dewey’s still alive? Hanging out with Elvis?

I believe we are at a semantics stage here. You state that « this is all great stuff but I don’t see how it amounts to a new learning theory ». Well, this would depend on how you define learning…and theory.

In my preconference presentation, I suggested that learning theories should 1) explain and predict, 2) advance a discipline, 3) prepare for future needs. The growing pains of our knowledge age are challenging our existing theories. How do we, with in the confines of existing theories, provide guidance for the mobile, co-created, global, abundant, networked, connected knowledge world? How do our existing theories meet our needs here? Even if we were to conclude that knowledge is social constructed, how do we account for the re-creation that occurs with open, accessible knowledge…that is mediated (enabled) by technology? How do we account for the distributed nature of cognition in today’s world? In this regard, connectivism provides a way to explain how learning happens today, how to advance our discipline and practice of teaching/learning, and how to prepare for the future.

In this paper, I adopted Mergel’s views of how to define learning theories – i.e. what makes them different (to save you time searching – it’s pg 35-36 in the paper).

Now, these are both situations and viewpoints that I have selected to say « yes, connectivism is a learning theory ». If you provide your definition of learning theories, I could perhaps more adequately address your resistance to connectivism as a learning theory…The final point, and I’ve mentioned this numerous times as well – call the act of learning today whatever you want (no one needs to adopt connectivism as a term/concept)…as long as it accounts for the networked nature of learning/knowing. But, the tremendous changes many of us are struggling under requires a new language…and new shared (networked ) understanding. Regardless of the terms we eventually use, the important component is to acknowledge that things have changed too much to function in the models of yesterday. »

Merci François et George. Vos commentaires me permettent à moi, témoin du débat, de me faire une idée bien plus claire sur ce qu’est le connectivisme.

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Un commentaire

  1. Quelle réplique de Siemens! Dans le mille!Durant la période de questions, un participant a demandé à Kerr de définir ce qu’est une théorie de l’apprentissage. La réponse de Kerr était pathétique. J’ai rarement vu un conférencier tant patiné pour chercher une réponse. Étonnant, quand même, qu’un professeur aussi intelligent n’ait pas pensé à assurer ses fondements.Cela dit, je trouve que cette conférence est fantastique du point de vue de l’élaboration d’une théorie. Je lève mon chapeau à Siemens de s’être jeté ainsi dans l’arène. Non, mais… tu as vu le flot des idées qui jaillit de tout ça dans la messagerie, les forums, les présentations, etc. C’est fichtrement chaotique, mais on peut compter sur la force de synthèse de Siemens pour faire évoluer la question.

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