Le besoin de bien nommer les choses

En lisant ce billet de Siemens, où il est question notamment de cet excellent article de la Public Library of Science, « It’s the Network, Stupid: Why Everything in Medecine Is Connected », on peut lire dès le premier paragraphe que le « (…) social networking is about more than just friends reunited; it’s a framework for understanding even the most basic of biological processes ». Il n’est pas surprenant que les relations sociales et l’interdépendance jouent un rôle dans la santé des individus, explique-t-on.

« In its simplest form, network analysis can map ties between entities (whether elephants, humans, or genes). The same principles that allowed researchers to characterize the role of matriarchs in the social organization of the endangered African elephant species also illuminated the collective dynamics fueling individual donations to the 2004 tsunami relief fund, and provided the techniques to model the gene network that controls T cell activation in humans. But beyond identifying simple links, network analysis also helps to illustrate the structure of those ties—the nature of the relationships, the rules that govern them, and how we might predict various relationships or outcomes under various conditions. The network becomes more important than the individual entity. »

Dans sa réflexion face à cet article, Siemens apporte un point intéressant : le terme « réseau » n’est plus assez large pour tenir compte des usages multiples qu’on y attribue. L’article du PLoS décrit des réseaux en médecine en fonction de schémas structuraux organisationnels, ce qui semble approprié dans ce contexte. Toutefois, dans le contexte de l’apprentissage en réseau, cela semble plus incertain. Est-ce qu’apprendre en réseau se réfère au web? Aux liens sociaux? À l’activité neuronale du cortex cérébral? À tout ceci, évidemment, dit Siemens. Et c’est là la cause du problème. Lorsqu’un nouveau domaine ou champ émerge, un mot ou terme peut le décrire. En se spécialisant et en se complexifiant, il faut trouver des termes plus nuancés afin de donner une meilleure description d’un concept. À la fin, il s’agit toujours de réseaux, mais nos termes utilisés pour décrire ces réseaux doivent être plus précis.

En effet. Quelques fois on galvaude des termes au-delà de ce qu’ils veulent/peuvent vouloir dire. Web 2.0 par exemple. Je préfère parler de web participatif; ça dit plus ce que c’est. Surtout qu’en français, nous avons cette propension à avoir des termes moins, disons, englobant qu’en anglais et c’est tant mieux ainsi. Car, faut-il se le rappeler, les perceptions sont la réalité! N’hésitons pas à donner des définitions opérationnelles claires aux choses et aux concepts, qui feront en sorte que le message émis = le message perçu et compris.


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