L’école acadienne du 21e siècle – une réflexion importante

Cette semaine, le sous-ministre de l’Éducation au secteur francophone convoque les directions d’écoles des 55 écoles francophones de la province, la direction et les agents pédagogiques des districts et du Ministère pour une réflexion importante sur l’école acadienne du 21e siècle.

On débutera avec 4 questions…

Q1 : À quoi ressemblera le monde dans une vingtaine d’années quand vos élèves sortiront du système scolaire?

Q2 : De quelles compétences auront-t-ils besoin pour réussir dans ce monde?

Q3 : En vous référant à vos expériences  d’apprentissage les plus marquantes, quels sont les éléments déterminants qui ont contribué à les rendre aussi significatives?

Q4 : Comment se ferait l’apprentissage si le modèle d’enseignement tenait compte des réponses aux trois questions précédentes?

Certains auront remarqué que ces questions sont tirées de Fadel et Trilling, 21st Century Skills, http://www.p21.org/ . D’ailleurs, Charles Fadel s’adressera au groupe via conférence web mercredi après-midi.

Six thèmes seront discutés en profondeur jeudi :

1. Des jeunes motivés qui réussissent dans les matières de base

2. Des jeunes fiers de leur culture, créatifs et engagés dans leur communauté

3. Des jeunes en santé, bien dans leur corps et bien dans leur tête

4. Des jeunes compétents dans un espace branché

5. Des jeunes qui découvrent leurs passions et développent leur plein potentiel

6. Des jeunes compétents à apprendre pendant toute leur vie et à réussir ce qu’ils entreprennent grâce à une synergie école-communauté

Et les TIC dans tout ça? Elles sont comme le principe du levier… « Donnez-moi un levier, un point d’appui, et je soulèverai le monde », disait Archimède.

De belles réflexions en perspective!

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4 commentaires

  1. Comme le Web se développe de façon linguistique et non géographique, pourquoi une réflexion sur l’école acadienne uniquement? Pourquoi pas sur le développement d’une école francophone canadienne?

  2. Vos questions sont pertinentes, Luc. Le besoin d’actualiser l’école pour le 21e siècle n’est certes pas limité au territoire francophone du Nouveau-Brunswick. Il en est de même pour la langue; repenser l’école est aussi vrai pour l’école anglaise, portugaise ou espagnole. Encore plus vrai la réalité des TIC dans le milieu scolaire, avec cependant un certain continuum étalé de leur accessibilité et de leur intégration judicieuse pour appuyer l’apprentissage selon les juridictions…

    Comme vous le savez, au Canada l’éducation publique est de juridiction provinciale, pas nationale. Dans le cas du Nouveau-Brunswick, nous sommes la seule province du pays où il y a une dualité linguistique pour l’éducation publique. Un ministre, oui, mais 2 sous-ministres, l’un francophone, l’autre anglophone. Le régime pédagogique est distinct, les exigences pour l’obtention du diplôme d’études secondaires, les services aux élèves et les évaluations provinciales aussi. Nos prédécesseurs ont lutté fort pour que l’école francophone soit gérée par et pour les acadiens/francophones. Le milieu anglicisant dans lequel la plupart des régions acadiennes vivent a fait en sorte que la mission de l’école publique francophone est double : 1. amener l’élève à développer son plein potentiel et 2. amener l’élève à confirmer son identité culturelle. C’est une question de survie culturelle. C’est donc dans ce contexte que le ministère de l’Éducation du N.-B. (secteur francophone) veut entreprendre une discussion de fond avec ses partenaires afin de voir comment cette école pourra se métamorphoser dans la réalité de ce siècle et ainsi permettre ses acteurs de prendre leur place au soleil et de contribuer pleinement dans la société contemporaine de ce monde.

  3. Merci Jacques pour votre réponse.

    Je suis parfaitement conscient que l’éducation est de juridiction provinciale. Toutefois, le Web ne se préoccupe guère de ce détail.

    Dans la continuité de Clair2010, est-il politiquement imaginable (car tout à fait physiquement/technologiquement possible) de développer un projet pilote à l’échelle nationale où certaines matières pourraient être offertes d’un océan à l’autre et que chaque province pourrait conserver des éléments propres à leur identité en les diffusant?

    Ces deux niveaux de matières pourraient très bien être disponibles « on-line » et/ou « off-line » selon le cas. J’imagine très bien une famille acadienne installée dans l’ouest canadien souhaitant transmettre les valeurs de leur coin de pays à leurs enfants.

  4. Je partage ta vision, Luc. C’est un défi pour tous de ne pas se « ghettoïser ». Je suis confiant de voir de tels projets-pilotes surgir bientôt. En attendant, on actualise l’école du coin.

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