Les chemins de traverse

« Intégrer les TIC à l’école actuelle, c’est comme concevoir un avion à partir de la diligence à chevaux. » (Serge Pouts-Lajus)

La première décennie du 21e siècle aura été une période riche en innovations technopédagogiques dans cette province; les projets Rescol à la source, les cours en ligne, les portables pour les élèves, pour les enseignants, les mentors en TIC, le Fonds d’innovation pour l’apprentissage et plus récemment, le mobile en salle de classe… sans oublier d’autres initiatives comme les carnets Web en salle de classe, tout ceci dans une infrastructure informatique rapide et branchée.

Je mentionne ces choses car c’est l’impression que je ressens après avoir lu un passage d’un article très intéressant de Serge Pouts-Lajus, TIC et éducation : dessiner un horizon qui ne soit pas une utopie.

«  Pour avancer, j’ai imaginé un chemin de traverse qui passerait, non par le raisonnement, mais par l’intuition. Pour cela, je suggère de revenir dans un passé récent, au moment où la question de la place du réseau dans l’éducation s’est originellement posée. (…) A cette époque, des enseignants pionniers, utilisateurs d’Internet à des fins éducatives, apparaissent en de multiples endroits. Parmi ces pionniers, certains sont des caractères exceptionnellement intuitifs. Ils saisissent immédiatement la totalité des potentiels de la nouveauté qui surgit : dans un moment très ramassé et très intense, ils réussissent à l’adopter et à l’incarner dans une pratique qui contient en germe l’essentiel de ses virtualités. Une telle intuition n’est possible que dans ce court instant où la chose nouvelle émerge, juste avant qu’elle se déploie et submerge le champ d’action qu’elle ouvre par une multitude de concrétisations différentes. »

Ouaip, ça nous ressemble, il me semble. Du moins l’esprit avec lequel on a foncé… pour les bonnes raisons, j’ose dire. Le mot d’ordre qui régnait, du moins en ce qui me concerne, était « Just do it! ».

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2 commentaires

  1. Il semblerait que le mot d’ordre actuel soit plutot « just think about it ». La technologie est là mais les décideurs sont bien trop frileux et l’intuition des baby-bommers ne fonctionne plus à notre époque.

  2. Le problème, quand on a une intuition exceptionnelle, c’est de ne pas rester une exception.
    Les autres ont vite fait de considérer que « Oh ! Lui, de toute façon, c’est un phénomène » et de s’empresser de poursuivre tranquillement leurs pratiques habituelles…

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