Il ne sera jamais trop tard pour bâtir un monde meilleur

Ce n’est pas une réforme de l’éducation qu’il faut… mais plutôt une transformation de l’éducation. La clé de cette transformation n’est pas de la normaliser mais de la personnaliser, de sorte à construire la réussite en termes de la découverte du talent de chaque enfant. On y parvient en mettant en place un environnement où chaque enfant voudra apprendre et où il/elle fera la découverte de sa passion réelle, de la façon la plus naturelle qu’il soit. »  ~Sir Ken Robinson, The Element (traduction libre) (Source de l’image : Flickr.com)

Aujourd’hui, je me sens dans un état pas trop pratico-pratique et je me dis que c’est OK ainsi. Pas envie d’écrire sur les documents, les plans, les détails, les programmes à réviser, les régimes pédagogiques, voire même les listes d’outils web 2.0… Non, voyez-vous, en lisant des propos aussi inspirants que ceux de Sir Ken, j’ai envie ici de faire un lien avec ces propos pleins de vision, d’optimisme et d’espoir avec ceux d’un grand Canadien qui vient de nous quitterJack Layton. Je l’avoue, je n’ai jamais voté NPD jusqu’à présent aux élections fédérales mais je réalise (j’aurais bien dû le faire avant) la grandeur d’âme et la vision pour un monde meilleur qu’avait ce politicien qui nous a quitté bien trop tôt.

Je voudrais donc faire ici des liens entre quelques-unes des affirmations de Jack en rapport avec le défi et la mission que nous avons, tous, de transformer l’éducation en ce siècle chambardé et chambardant, tel que Sir Ken nous invite, non, nous exhorte de le faire :

 « J’aimerais vous transmettre [à vous les jeunes] toute ma conviction que vous avez le pouvoir de changer ce pays et le monde. » ~Jack Layton (sa dernière lettre adressée aux Canadiennes et aux Canadiens, 20 août 2011)

  • Jack était témoin de la vigueur et de l’engagement des jeunes et plaçait en eux toute sa confiance. N’est-ce pas là une conviction que devrait avoir chaque enseignant et administrateur scolaire? Fini le temps de dire que les jeunes sont les « leaders de demain »; ils le sont déjà aujourd’hui. J’ai eu le privilège de côtoyer ces jeunes lors de Colloques de leadership dans ma province et j’en suis ressorti complètement énergisé. Ils NE SONT PAS les jeunes apathiques que certains pensent qu’ils sont mais plutôt des êtres sensibilisés de faire de ce monde un monde plus juste, qui prend soin de l’environnement, là où ils sont et partout ailleurs. J’invite les conseils de gestion de compagnies ou de corporations, les assemblées municipales (d’ailleurs, l’engagement de Jack à celui de Toronto fut remarquable), les commissions scolaires, les associations professionnelles, les comités aviseurs de toute sorte, etc. de faire une plus grande place aux jeunes. Tout le monde y gagnera, vous verrez.

« Ne vous faites pas dire que cela ne peut être fait. »  ~Jack Layton (sa dernière lettre adressée aux Canadiennes et aux Canadiens, 20 août 2011.

  • [Je rédige ces lignes avec la chanson de Peter Gabriel dans les oreilles, Don’t give up. Heureuse coïncidence.] Le principe universel de l’inertie tel que le décrivait Newton semble, pour trop de gens, s’appliquer dans notre société et notre vie quotidienne. On est des fois tentés de baisser les bras, on se laisse (ou on se lasse) emporter par le statu quo ou encore, on se sent éberlué par l’impossibilité de changer des choses. Go with the flow… Don’t rock the boat… Pourtant, une vision sans action ne reste qu’une illusion. L’énergie de Jack pour entreprendre des changements profonds pour le bien-être social et son passage à l’action devraient inspirer tous ceux et celles qui cherchent, notamment, à transformer le monde de l’éducation, un monde qui se maintient toujours dans un modèle archaïque et industriel, déconnecté de la réalité de ce siècle déjà dans sa deuxième décennie. Ce n’est plus le discours marginal des edupunks ou de quelques observateurs théoriques ou rêveurs, tels qu’ils sont perçus par trop de gens des fois. L’éducation de nos enfants est un enjeu majeur de notre société qui interpelle parents, enseignants, les jeunes (on ne les oublie pas, hein?), la direction d’école, les décideurs et les diffuseurs. Loin de moi d’employer un ton alarmiste mais… a-t-on le luxe de ne PAS passer à l’action? Le message que nous a laissé Jack devrait être l’essence qui nourrit le moteur de la transformation de notre société pour un monde meilleur. Et puis, n’est-ce pas là le but ultime de l’éducation : faire de ce monde un monde meilleur?

« Courage mes amis. Il n’est pas trop tard pour bâtir un monde meilleur. »  ~Tommy Douglas (tel que signait Jack Layton dans ces messages)

  • Que dire de plus ici? Quand j’ai entendu ce matin un journaliste à la télé répéter cette phrase venant de celui que certains qualifient de « plus grand Canadien ayant vécu » (selon un sondage populaire de la CBC au Canada anglophone, il y a quelques années), Tommy Douglas, et que Jack utilisait pour signer ces messages, cela m’a convaincu de la nécessité d’ajouter mon grain de sel via ce blog et de partager avec vous mes émotions et mes réflexions. En tout cas, je vais retenir cette phrase et la partager autant que possible. Car, pour bâtir un monde meilleur, voire un système d’éducation transformé, actualisé et actualisable, il ne sera jamais trop tard. Devant les défis d’une telle transformation, verrons-nous le verre à moitié vide ou à moitié plein? Le choix qu’on fera risque de dicter le succès ou non de nos actions… Sir Ken serait bien d’accord, non?

Monsieur Layton, vos réalisations et votre vision d’un Canada plus fort n’auront pas été en vain même si seulement un seul éducateur s’inspire de votre message dans son travail avec la jeunesse. Nos enfants vous remercient.

Paternité de l'image : Matt Jiggins (via Wikimedia Commons)

Source de l’image : Wikimedia Commons, paternité : Matt Jiggins)

Bonne route, Jack! (J’espère qu’y vendent d’la bière au ciel … chantait un autre anglo-québécois. Vous en méritez une bonne!)

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2 commentaires

  1. Oui il faut toujours croire qu’il est possible de changer le monde. Il faut le rêver ce monde, l’imaginer dans le réel et le créer progressivement dans l’agir. Changer le monde commence par la transformation notre propre vie pour qu’elle soit en cohérence avec nos idéaux et nos convictions, donc avec nos valeurs vécues au quotidien.
    Claude Paquette

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