Transformation et évaluation des apprentissages. Et si…

examens McGill

Quand on aborde la transformation de l’école, il est rapidement question du rôle de l’évaluation des apprentissages. Un principe directeur sous-jacent essentiel à l’évaluation des apprentissages est celui de la CONGRUENCE. Les concepteurs d’examens « prennent la commande » qui leur est faite, en congruence de ce qui se vit en classe. C’est le tableau de spécifications qui vient déterminer la forme et le fond de l’évaluation.

Et si c’était justement ce tableau qui était transformé? Si on changeait « la commande »?

En fonction de quoi? Aux finalités de la formation et aux types d’activités d’apprentissage vécues en classe (ou ailleurs). Ceci dit :

  • Si les finalités incluaient/intégraient les connaissances, compétences et attitudes (savoir, savoir-faire, savoir-être et savoir-publier), qui elles sont développées dans le cadre d’activités comme des projets mobilisateurs, inter-reliés, signifiants et complexes, dans le but de répondre/résoudre des problèmes et des besoins du milieu…
  • Si les expériences d’apprentissage ‘hors-école ‘ et les compétences durables n’étaient plus vues comme EN SUS de la formation de base… que les 3 se chevauchent comme une tresse à 3 brins, indissociables et indispensables l’une des autres…
  • Si nos programmes d’études devenaient ‘aidants’ dans cette optique, que leur lecture ne ferait qu’allumer les pédagogues les plus créatifs au lieu de les éteindre…
  • Si le référentiel pédagogique dominant pouvait refléter ceci un peu plus…
  • Si l’évaluation des apprentissages était vécue COMME moyen d’apprentissage, appropriative, et non seulement le constat…
  • Si notre façon de sanctionner ressemblait plus à nos formulaires d’évaluation du rendement qu’on a dans la fonction publique (aussi imparfaits qu’ils le sont, je l’avoue)…
  • Si le médium utilisé pour démontrer, décrire les apprentissages faisait appel aux moyens aujourd’hui disponibles et courants (et je n’ai pas dit « aux technologies du 21e siècle » car cette appellation génère encore et toujours une perception de quelque chose de futuriste…)
  • Si l’université et le collégial savaient s’actualiser à la lumière de ces transformations profondes…
  • Si les décideurs avaient le courage (à la Michael Fullan) de faciliter les conditions favorables à ce changement de cap…
  • Si les experts en docimologie acceptaient le défi de répondre à de nouvelles commandes ainsi dégagées…

…alors peut-être, peut-être, le système aura le courage de décréter une nouvelle orientation/finalité de ce qu’on appelle l’évaluation des apprentissages.

J’appelle cela de la congruence ou la cohérence entre les parties du système…

Assumons le beau risque inhérent à l’innovation. Au nom de nos enfants qui n’ont pas connu autre chose que le 21e siècle….

Bonne rentrée!

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