#CLOM_REL – Pour le libre… choix

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La semaine 1 du CLOM REL 2014 se termine. On sent que les participants s’installent pour le cours; chacun et chacune organise son environnement personnel pour apprendre, en fonction des sujets abordés et des objectifs du cours, mais aussi en fonction des liens en syndication à faire avec la plateforme gRSShopper, de Stephen Downes, de ce cours. Période de rodage, on perçoit des programmeurs drôlement occupés derrière le rideau du cours qui s’affiche pour les 912 personne inscrites à ce jour. Leur engagement et leur volonté de faire de ce cours une expérience positive d’apprentissage est appréciée. (Robert, tu transmets à la gang, hein?)

J’imagine qu’il est tout à fait normal de se sentir un peu mêlé par rapport aux multiples canaux d’échanges et de partage, syndiqués ou non avec le CLOM, mais comme dans bien d’autres expériences d’appropriation technologique, c’est en y mettant les mains à la pâte qu’on parvient à dégager un sens, un modus operandi, une ergonomie personnalisée pour poursuivre.

Premiers échos de discussions qui m’ont interpellés, surtout via le fil Twitter #CLOM_REL et des billets dans divers blogues des participants : le libre vs gratuit, code ouvert vs propriétaire. Et c’est parti!

D’abord, l’Open source (code source ouvert) expliqué en blocs LEGO ™ (marque déposée!!) : cette sympathique vidéo permet de situer ce phénomène dans le temps. La notion de communauté (ex. les skateboarders) est probablement l’atout le plus riche et motivant caractérisant ce mouvement.

Non, ce n’est pas vraiment cela qui me pousse à réagir ici. C’est plutôt la critique (que je respecte) de faire appel à des outils payants, initié par le choix de Google Hangout (nécessitant un compte Google+) au lieu de quelque chose comme Big Blue Button ou autre pour les conférences web hebdomadaires.

Je me permets une petite anecdote. En février 2013, je participais à l’atelier des experts REL, organisé par l’OIF à Moncton NB. J’étais, disons, le preneur de notes collaboratives (oxymoron voulu). Dès les premières minutes, on s’objecte ouvertement à faire appel à des pages créées en amont dans Google Drive  (pour permettre la prise de notes de tous et chacun). En 15 minutes, le temps pour les gens d’aller se chercher un jus ou un café, j’avais transféré ces pages dans  Framapad ! Un mois plus tard, on nous demandait de réagir sur le compte-rendu lui-même placé dans un… Google doc. 🙂

Quelques précisions : je ne suis pas en Linux, j’écris ce texte à partir de WordPress, dans un environnement Windows. J’ai un iPhone et un iPad pour accompagner ma mobilité. Je préfère Chrome à Firefox ou Safari (on oublie carrément Explorer) à cause notamment de ses extensions et de Tweetdeck, qui sont des outils de base pour ma veille professionnelle. J’ai un compte sur Diigo, WordPress, Prezi, Youtube, LinkedIn, Instagram et j’en passe, mais aussi un compte Framapad pour ses multiples fonctionnalités que j’apprécie. J’ai accès à une salle dans Adobe Connect mais je n’aime pas trop Sharepoint. Je connais assez bien Desire2Learn mais je suis impressionné par ce que certains font avec la plateforme libre Claroline. Je découvre la richesse du site de RyXéo, tout comme j’apprécie le répertoire d’objets d’apprentissage de la BRÉO, installée dans Desire2Learn, en passant.

Je ne suis pas techno, geek, pas du tout! Je ne code pas, mais je suis conscient de son potentiel pour la créativité et l’innovation. Je copie-colle des balises HTML, et encore là…

Mais je ne me sens pas « enchaîné dans les services tout payants, victime de prestataires propriétaires sans scrupules » (lien). Pour certains, on appelle cela de la convergence, pour d’autres, une plus grande offre d’outils simplifiés facilitant l’adoption, et enfin pour certains, on sent « quelque chose de quasi sinistre derrière cette main-mise planétaire. »

tweet Action FLE

Je suis du clan du « libre choix », assumé.

Culture libre signifie libre comme dans un marché libre et non pas uniquement culture gratuite. — Adrien David

Car ce libre choix est fondamental pour celles et ceux qui ne font qu’amorcer leur démarche d’exploitation du numérique pour enseigner et apprendre (je dirais même que ce groupe est tout sauf le profil du participant typique de ce CLOM…). Dans nos écoles, c’est sous Windows et parfois Apple qu’on travaille, qu’on enseigne, qu’on apprend. C’est notre réalité. C’est comme ça. Ces gens qui doivent d’abord démystifier tout l’apport du numérique pour l’éducation aujourd’hui, ils ont une courbe d’apprentissage technopédagogique souvent assez abrupte car au-delà des considérations technologiques, ce sont d’abord des considérations pédagogiques qui priment. Sinon, on ne fait que d’attacher des fusées aux diligences western et on reste au S dans SAMR. Je me mets dans les souliers d’enseignants et autres professionnels qui font le virage numérique de leur pratique et qui tentent de dégager un sens de tout ceci. J’imagine leur réaction à la lecture de mon paragraphe plus haut (celui qui débute par « Quelques précisions »)… Vous les situez sur ce graphique? Et vous qui lisez ceci, vous êtes où ? Pas étonnant qu’on soit séduit par des applications pour iPad. Certains déménagent sur l’île Apple et on s’y sent motivés car on a un POUVOIR D’AGIR (« empowerment »), on a quelque chose à proposer aux jeunes qui n’ont pas connu ce monde avant les portables, tablettes et smartphones.

fossé numérique et innovation pédagogique

Faire mes choix, autant vers du libre que du propriétaire, est-ce un cas de conscience ou de réelle liberté ? Je me pose souvent cette question.

Les ressources éducatives libres (REL) sont aussi libres dans les mondes propriétaires. Elles ne sont pas réservées pour des environnements libres uniquement. — Pierre Nolane

C’est dans une perspective d’émancipation technologique que Nolane avance que :

Les logiciels libres m’ont émancipé, mais je pense maintenant à tous ceux qui sont comme j’étais. Voici pourquoi, je suis favorable à une approche multi-plateforme (linux, windows, mac) et multi-environnementale (environnements libres ou propriétaires).

 

La clé, à mon avis, c’est de rester libre par rapport à son identité numérique, qu’on cultive, qu’on façonne, libre par rapport à soi-même. Googlez-moi, ou DuckDuck’ez-moi, je suis confiant. Et je n’aurai pas vendu mon âme à des propriétaires sans scrupules…

Ceci dit, le mot de la fin (de ce billet), je le réserve à André Cotte :

Une belle réflexion à faire mais pas dans ce CLOM. Je tiens à ce qu’on se concentre sur les « ressources » éducatives et non sur les outils.

Oui, André. Surtout dans une perspective AIDANTE pour les utilisateurs de premier plan, les enseignants ! Celles et ceux qui sauront les exploiter pour le bénéfice (lire ‘apprentissage’) de leurs élèves.

Et j’ai tant à apprendre encore dans ce domaine. Je veux APPRENDRE davantage au sujet des REL; en plus des experts invités de semaine en semaine pour ce CLOM, il y a parmi les participants une expertise tout à fait exceptionnelle que la nature connectiviste de ce CLOM me permettra de rencontrer et d’apprécier.

En attendant, bonne fin de semaine!

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1 commentaire

  1. Bonsoir Jacques,

    Je suis tout à fait d’accord avec toi : la liberté de choix pour chacun avant tout !

    Et effectivement, pour certains enseignants, commencer par utiliser des outils simples et bien documentés (aussi bien au niveau techniques que pour leur usages pédagogiques) est un plus, c’est ce qui peux leur faire franchir l’étape. Mais j’ai aussi eu beaucoup de questions quant à la sécurité des données, non pas tant pour les enseignants eux-mêmes que pour leurs élèves.

    Finalement, le plus important, c’est que chacun sache pourquoi il a fait tel choix à tel moment et qu’il puisse en changer suivant l’évolution de son contexte.

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