Transformer l’éducation pour 2030 : un beau pari.

Trust video Instagram CEA-ACE

(Photo personnelle d’un petit montage vidéo sur Instagram, lors de l’atelier régional de l’ACE « Qu’est-ce qui fait obstacle au changement en éducation », Fredericton, NB, 25 avril 2014)

À quoi ressemblera l’école de 2030? Faudra s’y attarder car les enfants nés aujourd’hui en seront les « finissants » (ou plutôt, les « débutants », qui se lancent dans leur projet de vie et de carrière…)

Dix jours passés, je mettais la main sur le plan du Waterloo Global Science Initiative’s (WGSI) Equinox Blueprint: Learning 2030 qui pose cette question et qui identifie sept transformations de l’école, afin que celle-ci soit de son temps. Ces 7 facteurs sont repris dans cet article d’Edudemic que je vous donne ici en traduction libre, suivi de mes commentaires personnels :

  1. Passer de la mémorisation de faits et chiffres au développement de la pensée critique et de la résolution de problèmes.
    1. Moi : On voit depuis quelques années de réels efforts en ce sens, surtout au primaire. Pour y arriver, la numératie et la littératie (sous toutes ses formes, dont le savoir-publier) sont des outils essentiels. Une simple question sur la résolution de problèmes : le problème de QUI ?

 

  1. Favoriser les apprentissages transdisciplinaires et les projets collaboratifs qui ont un sens aux yeux de l’apprenant et qui abordent les besoins du milieu et de la communauté.
    1. Moi : Oh que si ! Mais impossible d’y arriver lorsqu’on reste en isolation professionnelle. Le travail d’équipe, favorisé et facilité par le leadership responsabilisant des dirigeants, a toute sa place ici. Et la relecture des programmes d’études, ses finalités, doit se faire sous les lunettes de mises en projets avec la communauté. Ces mises en projets doivent impliquer les apprenants dès la conception du projet : les jeunes y sont des initiateurs, des réalisateurs et des gestionnaires.

 

  1. Créer des environnements d’apprentissage « fluides » pour groupes d’apprenants d’âges différents, aux intérêts multiples et aux diverses habilités.
    1. Moi : pour y arriver, il faut avoir le courage d’attaquer de plein front l’organisation de l’école (le temps, le curriculum, l’espace, la pédagogie). Il faut aussi diffuser et faire rayonner ces nouvelles configurations afin que la communauté en saisisse le sens et la portée.

 

  1. Le rôle de l’enseignant se transforme : de transmetteur de connaissances, il/elle devient chef d’orchestre de la classe où la musique jouée est celle des apprentissages des jeunes.
    1. Cette transformation, à elle seule, représente le meilleur indicateur d’un changement réel de l’école. Individuel, c’est bien. Collectivement, c’est mieux, bien mieux ! Autour de moi, je vois une progression évidente (éducation 2,0) mais pas encore cmplète (éducation 3,0).

 

  1. L’évaluation des apprentissages des jeunes s’appuie sur des outils de mesure authentiques et variés, s’éloignant du même coup des examens externes aux enjeux élevés.
    1. Moi : Démontrer le progrès de l’apprenant via, notamment, le portfolio d’apprentissage. En termes plus simples, on passe d’une culture de l’évaluation (dominante dans nos systèmes d’éducation) à une culture de l’apprentissage (récessive, pour devenir dominante).

 

  1. Tous les intervenants (jeunes, parents, enseignants, décideurs) doivent participer à l’élaboration du nouveau cadre pour l’apprentissage.
    1. Moi : Et à cette table, on évite de se représenter l’école telle qu’on l’a connue. Il faudra des gens visionnaires et courageux, mais essentiellement passionnés et ouverts d’esprit. De plus, l’apport de la recherche, notamment les neurosciences, est essentiel pour édifier un cadre innovant.

 

  1. Donnez aux apprenants, c’est-à-dire les jeunes et les enseignants le pouvoir d’agir afin qu’ils essaient de nouvelles choses, où l’erreur est une occasion d’apprentissage et où la confiance mutuelle pousse chacun à prendre de beaux risques.
    1. Moi : Pas compliqué… F.A.I.L. = First Attempt In Learning. Aussi, ce n’est pas en améliorant la chandelle qu’on a inventé l’électricité.

Beau palmarès. Pour y arriver, il faut néanmoins que des conditions essentielles favorisent leur développement et mise en oeuvre. Les 13 conditions essentielles énoncées dans les Normes dans l’emploi des technologies en milieu scolaire (NETS), par la International Society for Technology in Education (ISTE) – une excellente traduction est faite par Marc-André Girard en passant – sont :

  1. Vision commune
  2. Leaders habilités
  3. Planification de mise en œuvre
  4. Financement adéquat
  5. Accès équitable
  6. Personnel compétent
  7. Perfectionnement professionnel permanent
  8. Soutien technique
  9. Apprentissage centré sur l’élève
  10. Formation et évaluation
  11. Communautés impliquées
  12. Politiques de soutien
  13. Contexte de soutien externe

Désolé, ceci n’est pas comme un test sommatif où une note de passage serait de, disons, 7 sur 13. Toutes les conditions sont nécessaires, à mon avis. Succès/Non-succès…

Alors, on la fait cette école?

Nos enfants, ils grandissent teeeellement vite, vous savez 😉

*Mise à jour 16h30 : Et les bonnes questions à (se) poser ? En voici pondues en vrac cet après-midi, sur Twitter, par quelques participants objectivant sur le Sommet de l’iPad en éducation du 1er et 2 mai à Montréal.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s