Obscurantisme quand tu nous tiens…

J’applaudis Michel Guillou pour sa plume audacieuse, soulevant les vraies questions. Quand les gens vont-ils réaliser que le numérique dans nos vies change plein de choses ? Notre rapport aux savoirs, aux autres, à soi-même, au village immédiat, au reste de la planète (au bout d’un clic ou deux) ?

On a tous à coeur l’accomplissement de chacun de nos jeunes; si l’obscurantisme face au numérique perdure et que l’on maintienne à faire l’école telle qu’on l’a connue soi-même, axée sur la transmission directe de connaissances dénuées de contexte, d’interrelations et de pertinence, on aura peut-être la satisfaction d’avoir maintenu une école rigide mais on aura perdu, assez vite merci, une bonne part de nos jeunes qui trouveront cette pertinence et cette complexité qui les incite bien souvent à proposer des solutions innovantes ailleurs, dans leurs réseaux et dans la vraie vie… Bon sang, réveillons-nous

Mais au moins, ces sorties des penseurs nostalgiques d’une époque révolue ont au moins le mérite de forcer chacun de nous à se poser la vraie question : croyez-vous vraiment que votre école innove avec le numérique ? Pour cela, je peux leur dire merci et leur souhaiter le courage d’arriver au 21e siècle.

Mise à jour 20 octobre : Je croise cet excellent texte de Jean Christophe Torres, via Educavox, Sur la « révolution numérique ». Un extrait :

Comment passer alors de l’exigence d’une transmission des connaissances à partir d’une autorité intergénérationnelle, à celle d’un accompagnement des apprentissages dans le cadre d’un savoir mondialisé ? La révolution numérique appelle donc bien une révolution éducative. (…) Une telle évolution attendue doit ainsi comprendre trois dimensions essentielles. Et la première d’entre elles est la pédagogie.

(…)

La « petite poucette » n’est pas davantage ce mutant prometteur qui émerveille Michel Serres que cet indigent intellectuel que déplorent et fantasmagorisent nombre d’esprits réactionnaires. Fait notable de notre modernité, la démocratisation des savoirs induite par la révolution numérique se conjugue avec une massification des publics scolaires. Nous conduisons aujourd’hui près de 80% d’une classe d’âge au niveau du bac au moment même où internet les connecte à un savoir mondialisé. Cette hausse des effectifs génère une très forte hétérogénéité des élèves aux profils et aux besoins très différents. La réponse à cette situation est inévitablement celle de la différenciation pédagogique.

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