Penser à l’extérieur de la boîte, de l’intérieur, avec d’autres

(Photo et affiche personnelle)

Une réaction sur Facebook ce matin, suite à une succession d’articles entourant l’initiative du Lab-école, annoncée par le ministre québécois Proulx, dont celui-ci et celui-ci.

Rêvons avec eux. Imaginons-la cette école pour aujourd’hui. Convergence intelligente de toutes ces innovations qu’on voit DÉJÀ. À priori on imagine la contribution des 3 « vedettes » : espaces configurés en fonction des nouvelles finalités d’éducation, dynamisantes et collaboratives, lieu de vie active et engageante, mieux-être du corps et de l’esprit; l’esprit d’entreprendre, comme le cas des cuisines communautaires entrepreneuriales du NB franco, qui ne sont PAS en marge de la salle de cours, elles en font partie ! Liens partout : sciences, math, économie, histoire, langues, géo., name it ! Ajoutons à cela des pratiques pédagogiques intégrées (le NB innove en ce sens avec les SAI, scénarios d’apprentissages intégrés, mobilisant élèves, profs et partenaires. Élèves sont les IRG : idéateurs, réalisateurs, gestionnaires de leurs apprentissages). La classe devient un concept éclaté, elle est PARTOUT. La limite physique n’est plus la brique et le mortier. En filigrane, comme l’oxygène dans l’air : le numérique, puissant levier, invisible, partout mais essentiel. Une école inclusive où TOUS les élèves peuvent connaitre le succès et découvrir/confirmer leur passion. Oui, c’est possible ! Elle existe déjà cette école. L’avenir est déjà là mais n’est pas distribué uniformément, disait William Gibson. S’agit de l’adopter et de la faire. Arts + sciences + humanités + Développement vie-carrière… Du growth mindset chez tous, incluant la direction et les concierges !

Classe du futur, de Scott Teplin

À l’avant-scène, ce qui est respirable dès que le visiteur y met le nez : une culture organisationnelle qui prône, qui vit l’innovation et le sens élevé de l’engagement, dans le respect humain et l’enthousiasme de croire qu’on peut faire de ce monde un monde meilleur. Avec du leadership par le milieu astucieusement appliqué. Vous croyez que je m’emporte ? Eh bien soit ! Mais je m’assume en disant que cette école est juste là, au bout de notre rêve et de nos ambitions. Une nouvelle façon de faire, de vivre, de construire, d’évaluer, d’accompagner, de croitre (personnellement, professionnellement, collectivement).

L’école doit apprendre de Kodak :

And the trouble is, if you don’t risk anything, you risk even more. (Erica Jong)

Et si c’est trop d’un coup, eh bien, qu’on instaure un programme d’écoles-prototypes qui, appuyées financièrement, s’engagent à créer et innover sur un/ou des aspects de son écosystème (pédagogie, espaces, accompagnement, inclusion, mieux-être, numérique, identité) avec comme condition de partager le fruit de son expérience, réalisations et défis : essaimer, inspirer, itérer. De la pensée design à l’échelle de la communauté, jeunes et adultes compris. Bienvenue aux architectes, aux cuisiniers, aux adeptes de la vie active, mais plus encore !!

Mais auparavant, on retire respectueusement du jeu le modèle d’école dominant, tout en la remerciant pour ses nombreuses années de service et on introduit cette nouvelle école que personne n’osera nommer « de demain » mais bien d’aujourd’hui et de demain. Plus qu’un rêve, c’est une obligation MORALE et SOCIALE de la transformer. Pour un monde défini aujourd’hui par une économie de réseaux créatifs, favorisant la construction identitaire et l’épanouissement social, intellectuel et humain de chacun. On est bien loin de la critique souvent entendue que l’école est avant tout «utilitaire », que l’implication d’intérêts extérieurs de l’école n’a que des visées mercantiles. Elle est HUMAINE cette école, pour une époque déterminante de l’histoire de l’humanité, rien de moins !

Allez, nos jeunes nous y attendent.

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4 commentaires

  1. Je te cite… «une culture organisationnelle qui prône, qui vit l’innovation et le sens élevé de l’engagement, dans le respect humain et l’enthousiasme de croire qu’on peut faire de ce monde un monde meilleur.»

    C’est à ça que je pensais quand j’écrivais qu’il fallait nous écouter. C’est ce changement qui est le plus nécessaire. C’est l’absence de cette culture depuis presque 20 ans que je reproche au gouvernement. C’est à ce changement que je veux que le ministre de l’éducation s’attaque parce que personne d’autre que lui ne peut le faire…. Avec ce changement, j’ai confiance en le savoir professionnel des éducateurs québécois, en leur capacité à changer/s’adapter…

    Mais en 3000 caractères, je ne suis pas arrivé à bien m’exprimer… Je pense que je vais faire comme toi et utiliser mon blogue!

    Anyway, merci pour cet autre billet et la réflexion qui s’en suit!

    1. Merci à toi pour m’avoir inspiré à écrire ce billet, Patrick. Chose que je ne fais plus assez souvent à mon goût. Continuons, car comme chantait Phil Collins, « I can feel it coming in the air tonight »…

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