Plus de fenêtres, moins de murs et de remparts

*Un commentaire que j’ai laissé sur Facebook, suite à ce texte d’opinion dans Le Devoir

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Les critiques au Plan d’action numérique semblent confondre les mesures et l’approche avancées pour son déploiement avec les finalités de formation en filigrane de ce Plan qui elles font place aux qualités humaines, cognitives, affectives. Le numérique est un LEVIER pour des apprentissages de qualité. Un levier pour une sortie en nature, pour résoudre un problème local qu’on met à l’avant-scène, pour apprécier la beauté (des maths, de l’art, des cultures, des saines habitudes de vie et j’en passe).

(Source : RÉCIT)

Je m’éloigne du débat ici ? Non. La réalité du monde, de ses systèmes, ces imperfections, ces interrelations, aujourd’hui INCLUT le numérique. C’est comme l’oxygène dans l’air : partout, invisible (quand bien mis à contribution) et essentiel. Quant aux problématiques qui sont manifestes dans les réactions au PAN (et bien auparavant aussi), ça interpelle davantage le leadership par le milieu (vous, nous, dirigeants, cp, etc.), afin que le bottom-up (le terrain avec tous ses acteurs dévoués à la réussite de chaque jeune) croise, maille, connecte, avec le top-down; dans ce cas-ci, un effort réel de doter l’école québécoise des conditions favorisant son succès pour, je le répète, le monde aujourd’hui et demain.

Il y a tant à faire : accompagnement et formation axés sur des intentions pédagogiques claires, éduquer et accompagner vers une saine identité à l’ère du numérique (comme le dit Benoit Petit), repenser l’écosystème de l’école et ses silos de matières, de cloches, de rangs d’oignons et tutti quanti, évaluer avec congruence (le mot est voulu), sortir une fois pour toute de cette perception de dichotomie entre compétences et connaissances.

Ce n’est pas ce que tu sais qui compte aujourd’hui mais ce que tu sais faire avec ce que tu sais, et sais trouver, seul ou avec d’autres.

(Source : Margarida Romero)

Ça se passe au primaire, au secondaire, au collégial, en communauté. Bref, on peut avoir une critique constructive envers le ‘comment’ du plan (Jean-Pierre Trudeau a un point de vue intéressant) mais le pourquoi est, à mon avis et après 32 ans d’interactions directes avec élèves, enseignants, dirigeants, fonctionnaires et communautés, le pourquoi est sine qua non.

Comme Michel Cartier (89 ans) le dit : ce n’est pas la 4e révolution mais la 1ère révolution post-industrielle. We ain’t seen nothing yet. Dresser un rempart, c’est maintenir un siège au dénouement malheureusement prévisible. Je dis OUI à l’humanisme numérique, non à la dataïsation des sociétés et ses gens. Bon je m’arrête ici. Faisons en sorte de ne pas rater ce rendez-vous avec cette époque charnière de l’humanité…

Bonne et lucide continuation à tous !

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